Petitie voor een verbod op houtverwarming in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest
Petitie
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Beschrijving (Français)
-<p><em>Le problème de la pollution produite par le chauffage au bois à Bruxelles</em></p><p>Selon le PNEC 2030 (Plan national énergie climat) (1), en 2015, le chauffage au bois ne représentait que moins d’1 % du chauffage résidentiel, alors que sa part dans l’émission de particules fines PM2,5 liée à la production du chauffage résidentiel représentait 38 %, soit 11,4 % des émissions totales de PM2.5 en Région de Bruxelles-Capitale.</p><p>Par ailleurs, le chauffage au bois est également la source d’importantes d’émissions d’hydrocarbures aromatiques polycycliques dont le Benzo(a)pyrène (BaP), reconnu cancérigène pour l’homme, de monoxyde de carbone (CO), de composés organiques volatils (COV) tel que le benzène, également reconnu cancérigène pour l’homme, et d’oxydes d’azote (NOx).</p><p>Un reportage de la RTBF du 26 août 2022 (2) mettait en garde sur l’explosion du recours à ce type de chauffage depuis les années 2020, à la suite des différents confinements et de la guerre en Ukraine. Cette tendance est partie pour perdurer car ce type de chauffage est économique et échappe à toute règlementation.</p><p><em>Les facteurs aggravant en milieu urbain</em></p><p>Le chauffage au bois n’est pas approprié en milieu urbain. Et ce, pour plusieurs raisons.</p><p>Tout d’abord, il n’existe aucun règlement. Il en résulte que n’importe qui peut installer par ses propres moyens n’importe quel dispositif (feu ouvert, poêle à charbon, insert, etc.), sans aucune analyse préalable (ouvertures intérieures pour les appels d’air, le tirage, hauteur de la cheminée, étude d’incidence préalable sur les voisins, vents dominants, etc.) ni obligation (réception d’une nouvelle installation, contrôle périodique des émissions de polluants, etc.).</p><p>Ensuite, les usagers de ce type de chauffage ne respectent pas toujours les consignes pour minimiser la pollution (bois sec, technique d’allumage, etc.).</p><p>Enfin, la densité de population et la taille des habitations rendent l’impact de la pollution générée par le chauffage au bois bien plus importante qu’en milieu rural: les habitations voisines sont directement impactées, leurs occupants ne sont généralement pas conscients des dangers, et les fumées se mélangent à l’air respirés par les passants dans les espaces publiques à proximités.</p><p><em>Une problématique négligée</em></p><p>En 2018, la Région de Bruxelles-Capitale a instauré une zone de basse émission (LEZ) en interdisant progressivement les véhicules thermiques afin d’améliorer la qualité de l’air dans la capitale.</p><p>Or, à titre d’illustration, l’observatoire Airparif (www.airparif.asso.fr) indique que faire un feu de cheminée dans un foyer ouvert équivaut aux émissions de particules d’un véhicule diesel qui ferait environ 7.000 km (3).</p><p>Dans ce contexte, il est incompréhensible que chauffage au bois ne soit pas tout simplement interdit en Région de Bruxelles-Capitale, d’autant plus que les mesures prises dans le cadre de la LEZ restent insuffisantes pour garantir une bonne qualité d’air.</p><p>De nombreuses villes et régions en Europe ont déjà restreint, voire interdit l’usage de ce type de chauffage.</p><p>Le gouvernement bruxellois a totalement négligé cette problématique qui ne cesse de s’aggraver, notamment par manque de conscience des citoyens des effets néfastes du chauffage au bois. Les mesures évoquées par le gouvernement bruxellois le 15 janvier 2020 pour atténuer les nuisances liées à l’usage du chauffage au bois sont insuffisantes et de plus n’ont pas été prises (4).</p><p><em>Proposition</em></p><p>Cette pétition s’adresse au Parlement bruxellois afin qu’il interdise l’usage du chauffage au bois ou assimilé en Région de Bruxelles-Capitale.</p><p class="ql-align-center"><br></p><p>Références</p><p>(1) <a href="https://document.environnement.brussels/opac_css/elecfile/20191024_PNEC_RBC_FR.pdf" target="_blank">https://document.environnement.brussels/opac_css/elecfile/20191024_PNEC_RBC_FR.pdf (Lien externe)</a>, p. 27.</p><p>(2) <a href="https://www.rtbf.be/article/explosion-des-prix-de-lenergie-de-plus-en-plus-de-bruxellois-sequipent-pour-se-chauffer-au-bois-11054465" target="_blank">https://www.rtbf.be/article/explosion-des-prix-de-lenergie-de-plus-en-plus-de-bruxellois-sequipent-pour-se-chauffer-au-bois-11054465 (Lien externe)</a></p><p><strong>(3) </strong><a href="https://www.revolution-energetique.com/se-chauffer-au-bois-plus-polluant-que-rouler-en-voiture-diesel" target="_blank">https://www.revolution-energetique.com/se-chauffer-au-bois-plus-polluant-que-rouler-en-voiture-diesel (Lien externe)</a>.</p><p>(4) <a href="https://weblex.irisnet.be/data/crb/biq/2019-20/00048/images.pdf" target="_blank">https://weblex.irisnet.be/data/crb/biq/2019-20/00048/images.pdf (Lien externe)</a>, p. 54.</p>- +<p><em>Le problème de la pollution produite par le chauffage au bois à Bruxelles</em></p><p>Selon le PNEC 2030 (Plan national énergie climat) (1), en 2015, le chauffage au bois ne représentait que moins d’1 % du chauffage résidentiel, alors que sa part dans l’émission de particules fines PM2,5 liée à la production du chauffage résidentiel représentait 38 %, soit 11,4 % des émissions totales de PM2.5 en Région de Bruxelles-Capitale.</p><p>Par ailleurs, le chauffage au bois est également la source d’importantes d’émissions d’hydrocarbures aromatiques polycycliques dont le Benzo(a)pyrène (BaP), reconnu cancérigène pour l’homme, de monoxyde de carbone (CO), de composés organiques volatils (COV) tel que le benzène, également reconnu cancérigène pour l’homme, et d’oxydes d’azote (NOx).</p><p>Un reportage de la RTBF du 26 août 2022 (2) mettait en garde sur l’explosion du recours à ce type de chauffage depuis les années 2020, à la suite des différents confinements et de la guerre en Ukraine. Cette tendance est partie pour perdurer car ce type de chauffage est économique et échappe à toute règlementation.</p><p><em>Les facteurs aggravant en milieu urbain</em></p><p>Le chauffage au bois n’est pas approprié en milieu urbain. Et ce, pour plusieurs raisons.</p><p>Tout d’abord, il n’existe aucun règlement. Il en résulte que n’importe qui peut installer par ses propres moyens n’importe quel dispositif (feu ouvert, poêle à charbon, insert, etc.), sans aucune analyse préalable (ouvertures intérieures pour les appels d’air, le tirage, hauteur de la cheminée, étude d’incidence préalable sur les voisins, vents dominants, etc.) ni obligation (réception d’une nouvelle installation, contrôle périodique des émissions de polluants, etc.).</p><p>Ensuite, les usagers de ce type de chauffage ne respectent pas toujours les consignes pour minimiser la pollution (bois sec, technique d’allumage, etc.).</p><p>Enfin, la densité de population et la taille des habitations rendent l’impact de la pollution générée par le chauffage au bois bien plus importante qu’en milieu rural: les habitations voisines sont directement impactées, leurs occupants ne sont généralement pas conscients des dangers, et les fumées se mélangent à l’air respirés par les passants dans les espaces publiques à proximités.</p><p><em>Une problématique négligée</em></p><p>En 2018, la Région de Bruxelles-Capitale a instauré une zone de basse émission (LEZ) en interdisant progressivement les véhicules thermiques afin d’améliorer la qualité de l’air dans la capitale.</p><p>Or, à titre d’illustration, l’observatoire Airparif (www.airparif.asso.fr) indique que faire un feu de cheminée dans un foyer ouvert équivaut aux émissions de particules d’un véhicule diesel qui ferait environ 7.000 km (3).</p><p>Dans ce contexte, il est incompréhensible que chauffage au bois ne soit pas tout simplement interdit en Région de Bruxelles-Capitale, d’autant plus que les mesures prises dans le cadre de la LEZ restent insuffisantes pour garantir une bonne qualité d’air.</p><p>De nombreuses villes et régions en Europe ont déjà restreint, voire interdit l’usage de ce type de chauffage.</p><p>Le gouvernement bruxellois a totalement négligé cette problématique qui ne cesse de s’aggraver, notamment par manque de conscience des citoyens des effets néfastes du chauffage au bois. Les mesures évoquées par le gouvernement bruxellois le 15 janvier 2020 pour atténuer les nuisances liées à l’usage du chauffage au bois sont insuffisantes et de plus n’ont pas été prises (4).</p><p><em>Proposition</em></p><p>Cette pétition s’adresse au Parlement bruxellois afin qu’il interdise l’usage du chauffage au bois ou assimilé en Région de Bruxelles-Capitale.</p><p class="ql-align-center"><br></p><p>Références</p><p>(1) <a href="https://document.environnement.brussels/opac_css/elecfile/20191024_PNEC_RBC_FR.pdf" target="_blank">https://document.environnement.brussels/opac_css/elecfile/20191024_PNEC_RBC_FR.pdf (Lien externe)</a>, p. 27.</p><p>(2) <a href="https://www.rtbf.be/article/explosion-des-prix-de-lenergie-de-plus-en-plus-de-bruxellois-sequipent-pour-se-chauffer-au-bois-11054465" target="_blank">https://www.rtbf.be/article/explosion-des-prix-de-lenergie-de-plus-en-plus-de-bruxellois-sequipent-pour-se-chauffer-au-bois-11054465 (Lien externe)</a></p><p>(3) <a href="https://www.revolution-energetique.com/se-chauffer-au-bois-plus-polluant-que-rouler-en-voiture-diesel" target="_blank">https://www.revolution-energetique.com/se-chauffer-au-bois-plus-polluant-que-rouler-en-voiture-diesel (Lien externe)</a></p><p>(4) <a href="https://weblex.irisnet.be/data/crb/biq/2019-20/00048/images.pdf" target="_blank">https://weblex.irisnet.be/data/crb/biq/2019-20/00048/images.pdf (Lien externe)</a>, p. 54.</p>